Quelles sont les choses que vous avez réalisées quand vous êtes arrivé à la maturité ?

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Osez dire oui à la vie !

Dandanjean

ImAGE joie

Le perfectionnisme n’a rien à voir avec le fait de bien faire les choses. Cela n’a rien à voir avec le fait de remédier aux choses. Cela n’a rien à voir avec les normes. Le perfectionnisme, c’est le refus d’aller de l’avant. C’est une boucle – un système obsessionnel, fermé, débilitant qui vous arrête sur les détails, dans votre écriture, votre peinture pour vous en faire perdre l’ensemble.

Au lieu de créer librement, permettant aux erreurs de devenir, par la suite, des visions intérieures, souvent nous nous acharnons à vouloir obtenir les détails justes. Nous corrigeons notre originalité dans une uniformité qui manque de passion et de spontanéité. « N’ayez pas peur des erreurs, nous dit Miles Davis. Rien n’est erreur. »

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Ayez ceci présent à l’esprit : pour retrouver sa créativité, il faut avoir la volonté d’accepter d’être un mauvais artiste. Donnez-vous la permission d’être un débutant. En acceptant d’être…

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MINUTE REFLEXION : QUI EST « HEUREUX » AUJOURD’HUI ? (4) 👀

LE BONHEUR AUJOURD'HUI C'EST COMME POUR LE CRIME DE DROIT

😍 😉

CITATION BONHEUR
Le bonheur c’est d’être
en accord avec soi-même…
”  
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Si tu ne peux pas marcher rampe mais avance par tous les moyens ! | NE LAISSE PERSONNE TE FAIRE DOUTER DE TA PROPRE VALEUR…

NE LAISSE PAS TON PASSE TE PRENDRE TON PRESENT

« La vie n’est simple pour personne, mais nous devons continuer d’avancer.
Si tu ne peux pas voler, cours ; Si tu ne peux pas courir, marche.
Si tu ne peux pas marcher, rampe…mais continue
d’avancer par tous les moyens ! »

L’oubli (1/4) Nietzsche, toute action exige l’oubli

Il y a dans la pensée de Nietzsche une valorisation de l’oubli renvoyant à une réflexion sur le vivant et son fonctionnement qui participe chez lui d’une analyse de la vie : l’oubli est une condition du bon fonctionnement du vivant. Pourquoi faudrait-il se réjouir d’avoir la mémoire qui flanche ?

"Nietzsche, toute action exige l’oubli", dessin de David Ha
« Nietzsche, toute action exige l’oubli », dessin de David Ha Crédits : © David Ha

Portrait de Nietzsche par le dessinateur David Ha

Cette semaine, nous vous proposons une expérience inédite : celle de saisir ce qui, par définition, nous échappe, nous est perdu à jamais : l’oubli…
Des clés égarées, une adresse, un code, un nom qui nous sont sortis de l’esprit, un moment, une atmosphère, un je-ne-sais-quoi qui se rappelle à nous, nous avons tous fait l’expérience d’avoir oublié quelque chose.
Mais l’oubli nous apparaît seulement quand il ne l’est plus et quand le souvenir surgit et quand on surprend l’absence, avec angoisse ou émotion… Drôle de paradoxe.
Comment faire vraiment l’expérience de l’oubli ? Comment le provoquer, comment apprendre à ne plus se souvenir ? Comment cultiver la disparition d’une partie de nous ? Et donc, pourquoi faudrait-il même s’en réjouit ?

L’invité du jour :

Patrick Wotling, professeur de philosophie, directeur du département de philosophie de l’Université de Reims et fondateur du Groupe International de Recherches sur Nietzsche

L’oubli, fondement même de la vie communautaire

Nietzsche nous apprend que l’oubli est positif, s’éduque, peut se contrôler et surtout qu’il est la condition qui rend possible énormément de choses, comme la vie sociale : le second traité de la « Généalogie de la morale » est fondé sur cette affaire de la tendance à l’oubli qui est une régulation fondamentale du vivant et la manière dont cette tendance à l’oubli peut être régulée, éduquée, contrecarrée, canalisée, représente pour Nietzsche le fondement même de la possibilité d’une vie communautaire. L’oubli est vraiment un processus positif si on le comprend bien.
Patrick Wotling

L’homme n’est pas une machine à stocker du savoir

L’homme n’est pas un pur esprit, l’homme n’est pas une machine à construire du savoir et surtout pas à avaler et stocker du savoir, le problème est bien là : pour l’épanouissement, pour ce que Nietzsche désigne comme le bonheur, qui suppose une manière de coller au présent, d’épouser le présent, il faut avoir un minimum de liberté, de légèreté, ne pas être écrasé par le poids du souvenir… C’est l’une des directions qui permettent de commencer à comprendre pourquoi Nietzsche valorise l’oubli. Nietzsche fait un rapport au modèle animal qui est très parlant : l’animal ne connaît pas les angoisses, les crises d’identité qui sont devenues le lot commun de l’homme contemporain et Nietzsche l’attribue notamment au fait que l’animal ne souffre pas de cette hypertrophie de la mémoire qui surcharge, paralyse les régulations vitales fondamentales… L’animal vit dans l’instant.
Patrick Wotling

Oublier, est-ce digérer ?

Nietzsche utilise cette image au début du second traité de la « Généalogie de la morale », il parle de digestion spirituelle, psychique, qui est l’équivalent plus général d’une digestion organique, matérielle. Oublier, au bon sens du terme, c’est rendre quelque chose inconscient, mais ça ne veut pas dire le perdre ou le neutraliser, ça veut dire l’agréger à toutes les régulations physiques qui sont déjà actives.
Patrick Wotling

Textes lus par Hélène Lausseur :

  • Extrait de Seconde considération intempestive de Nietzsche, traduction de Pierre Rush aux éditions Gallimard, collection Folio essais
  • Extrait de Généalogie de la morale de Nietzsche, Second Traité, traduction de Patrick Wotling aux éditions Livre de Poche

Sons diffusés :

  • Chanson de début : Jeanne Moreau, J’ai la mémoire qui flanche, 1963
  • Archive du psychiatre Léon Michaux sur le refoulement : faut-il tout oublier ?, France Culture, 1974
  • Extrait du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry, 2004
  • Chanson de fin : Sexy Sushi, Oublie-moi

https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/loubli-14-nietzsche-toute-action-exige-loubli